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Syndicat National de l’Administration Scolaire Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire


Accueil du site > Le SNASUB | 15 juin 2009

Précarité : échos des académies

Les contractuels ont des conditions de rémunérations, d’accès à l’action sociale, etc. qui varient selon les académies. Tous les exemples positifs sont autant de points d’appui pour solliciter au niveau national mais aussi, à défaut, à l’échelon académique ou universitaire, un alignement sur les situations les meilleures. Nous vous indiquons quelques exemples qui devraient surprendre…

Par ailleurs, des contractuels se battent et n’ont pas peur de se mettre en avant pour défendre leurs droits. A Lille, certains d’entre eux ont décidé d’interpeller directement le Ministère sur le sort qui leur est fait.

Nous encourageons toutes les initiatives visant à mettre en avant les revendications des contractuels. Bien sûr, la prise de parole n’est pas aisée quand on est en situation précaire. C’est pour cela que le syndicat est là pour vous défendre et favoriser le regroupement des personnes isolées pour peser plus puissamment.

♦ Amiens : en application de la note de service ministérielle n° 92-241 du 27 août 1992, cette académie verse des indemnités kilométriques aux contractuels affectés sur 2 demi-postes distants, comme les titulaires.

♦ Caen : le 26 mars dernier, 46 contractuels étaient présents à la réunion organisée par le SNASUB. Présentation des élus en CCP, discussion sur le recrutement sans concours et l’action sociale.

♦ Caen (bis) : depuis 2005, les contractuels bénéficient de deux types d’aide sociale. Les agents ayant plus de 20 km domicile/travail peuvent recevoir 50 euros par mois. Une aide “fin de contrat” permet à certains contractuels d’avoir un montant de 400 € (personnes seules et couples ayant un conjoint sans aucune ressource) si le contrat s’arrête entre le 30/06 et le 15/07 ; un montant de 200 € est versé dans les mêmes conditions si le contrat se termine au 31/07.

♦ Nancy-Metz : Dans un GRETA mosellan, le contrat d’une collègue contractuelle n’est pas renouvelé au motif d’une baisse d’activité… mais une CAE est embauchée dans le même temps pour faire son travail. Le SNASUB a accompagné la collègue à l’entretien préalable avec la Direction du GRETA. L’attitude de cette dernière a été intransigeante. Le syndicat a aidé la collègue à faire un recours devant le TA.

♦ Nantes : A travail égal, salaire égal ? le nombre de points d’indice porté sur les contrats est lié d’habitude à ceux d’un début de carrière de fonctionnaire. Depuis plusieurs années, les autorités académiques de Nantes accordent 15 points d’indice supplémentaires à tous les contrats pour tenir compte de l’absence de versement d’indemnités.

♦ Reims : tous les contractuels “rectorat” 10 mois ont reçu un avenant à leur contrat pour modifier leur référence indiciaire pour le seul mois de janvier 2009 : 67 points ont été ajoutés. Voilà comment on peut donner une prime très légalement !

♦ Lille : Etre contractuel aujourd’hui

Ce n’est pas une nouveauté, la situation des agents non titulaires de la fonction publique est aujourd’hui particulièrement préoccupante. Les suppressions massives de postes liées aux opérations de la RGPP , menacent en priorité les contractuel(le)s

Révoltés par le traitement qui leur est réservé et le peu d’intérêt porté à leur situation de précarité, un groupe de contractuels des services académiques de Lille ont souhaités se réunir ,en présence du SNASUB ,afin de débattre sur leur condition de travail : …. devenir de plus en plus incertain après chaque contrat…. , succession (pour certains ) de contrats courts….,interrompus ….,en alternance parfois avec des vacations…. périodes de chômage payés tardivement.. faiblesse de leur rémunération toujours au même indice…..peu de perspective de titularisation avec la baisse des recrutements par concours…peu ou pas de réelle formation…

.Tous ces thèmes ont été abordés lors d’une première réunion qui a été très animée.

D’une façon générale, les contractuel(e)s déplorent que l’administration soit peu reconnaissante et fasse la sourde oreille face à leur détresse professionnelle. Elles décident d’exposer leur situation auprès du Recteur et envisagent ‘in fine’ d’adresser un courrier au Ministre de l’Education Nationale

Différentes réunions sont programmées pour mettre au point audience et lettre. Les contractuel(le)s souhaitent que le SNASUB diffuse leurs initiatives dans les autres académies :la démarche de l’Académie de Lille doit être le début d’un grand mouvement national.

Carole Wurtz et Nicole Deleforge