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Syndicat National de l’Administration Scolaire Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire


Accueil du site > Infos pratiques > Fonction publique et service public | 27 janvier 2009

Non au démantèlement des administrations centrales de lʼéducation nationale, de lʼenseignement supérieur et de la recherche

Entre les suppressions massives d’emplois depuis plusieurs années, restructuration due au fait de l’existence de deux ministères, de la RGPP, et la volonté de modifier en profondeur, voire de supprimer les missions imparties à la Centrale, on dépouille les services centraux et les missions qui étaient assumées pour le service public d’Education sont en grave péril.

Beaucoup de directions sont impactées : la DEEP, la DAJ la DGRH , la DREIC , la DAF, la DELCOM etc… On envisage au MENSR une restructuration totale, s’‘appuyant sur la LRU afin « d’évaluer la performance » Il est envisagé la création d’un pôle de contractualisation et de financement sous forme d’agence. Beaucoup de bureaux disparaissent. Ainsi que vont devenir la trentaine de conservateurs qui y sont détachés aujourd’hui ? Si leur missions disparaissent il faudra bien les réaffecter et en cette période de suppressions, cela ne sera pas simple. C’est un exemple mais il peut concerner beaucoup d’autres collègues de la Centrale.

La DEEP menacée

De plus une attaque sans précédent a lieu contre la DEEP, afin de l’éclater et de mettre la publication des statistiques et autres données sous le boisseau des directions voire du Ministre. Ainsi il y a blocage de nombre de parutions depuis plusieurs mois (notes d’information, Etat de l’Ecole,etc..). Et il existe une vraie volonté politique de casser un système statistique cohérent et puissant au MEN. En fait ne seraient publiées que les enquêtes et autres travaux qui peuvent appuyer la politique actuelle de casse de l’Education Nationale, et de suppression de moyens organisée par le gouvernement. Cela va à l’encontre de la DEEP dont la mission est « d’ assurer la diffusion de l’ensemble de ses travaux », et l’éclatement ne permettrait plus d’avoir de vision d’ensemble du système éducatif ( ex : qui s’occupera du Bac ?).

Il s’agit là d’un problème très gave car on ne pourrait plus donner de statistiques d’ensemble du système éducatif, il deviendrait outil comptable de pilotage à vue.

Inquiétude et mobilisation des personnels

Depuis plusieurs mois les personnels sont mobilisés et réclament la transparence sur ce qui va se passer. On ne leur communique presque rien « pour ne pas les inquiéter »… Serait-ce si grave ? Et bien oui ça l’est. Leurs inquiétudes se situent à deux niveaux : d’abord la nouvelle organisation et le devenir des missions et bien sûr les conséquences pour les personnels qui seront concernés. L’intersyndicale, réunie le 17 décembre, a participé à la réunion du 19 organisée par le cabinet de Pécresse, mais là encore peu de réponses ont été apportées sinon le fait que le CTPC de janvier portant sur la réorganisation est maintenue, ce qui a conduit l’intersyndicale à appeler à une nouvelle AG en janvier et à déposer un préavis de grève à compter du 12, afin d’appeler à la grève le 15, jour du CTPC.

Arlette Lemaire