Fédération Syndicale Unitaire
Publicité

Syndicat National de l’Administration Scolaire Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire


Accueil du site > Infos pratiques > Retraites | 10 septembre 2010

Après la mobilisation massive du 7 septembre, on continue !

8 septembre : communiqué commun CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

10 septembre : communiqué de l’intersyndicale Sup / Rechercche

La lettre ouverte des organisation syndicales de la Fonction publique

Journée d’action du mercredi 15 septembre : les rassemblements

FSU Culture : appel au 15 septembre

Communiqué commun CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Fortes de la réussite exceptionnelle du 7 septembre les organisations syndicales considèrent que les annonces du Président de la République, qui se voulaient une réponse aux mobilisations, ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme proposée.

Réunies le 8 septembre 2010 elles décident de poursuivre et d’amplifier le processus de mobilisation pour obtenir des mesures justes et efficaces afin d’assurer la pérennité du système de retraites par répartition.

Elles appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les départements et les circonscriptions.

Avant le débat au Sénat elles décident de faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays.

Le 8 septembre 2010


Communiqué de l’intersyndicale nationale Sup/Recherche : Retraites : ensemble contre un recul de société

La journée d’action unitaire de grèves et de manifestation du mardi 7 septembre contre le projet de réforme des retraites a été marquée par un niveau inégalé de mobilisation (2,7 millions de manifestants dans toute a France). La grande majorité de salariés, de jeunes et de retraités désapprouve les projets gouvernementaux. Les annonces du Président de la République refusant de revenir sur le fond de la réforme n’en modifient pas le caractère injuste et inacceptable.

Passer de 60 ans à 62 ans pour l’âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans pour l’arrêt de la décote va diminuer le niveau des pensions et augmenter le nombre de pré-retraités et retraités vivant sous le seuil de pauvreté. Cela va faire exploser le nombre de seniors au chômage et aggraver les déficits des comptes sociaux (ASSEDIC, RSA, …).

Le projet gouvernemental n’apporte aucune réponse sur les carrières qui commencent tard, nombreuses dans l’enseignement supérieur et la recherche, ni sur les années travaillées à l’étranger, spécifiques de nos métiers. Il augmente les inégalités à l’encontre des femmes et des emplois précaires. Il va obliger les collègues à rester plus longtemps en poste – y compris au-delà de 67 ans - alors que de nombreux jeunes vivent dans la précarité ou le chômage.

Le gouvernement bafoue la démocratie et refuse de tenir compte de la protestation qui s’exprime dans le pays comme au Parlement.

Une tout autre réforme des retraites devrait viser l’amélioration des retraites pour tous, préserver les droits à la retraite à 60 ans et la pérennité du système de retraite par répartition. Les organisations soussignées appellent à élargir la mobilisation et à exprimer les exigences des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et des étudiants : • débattre dans les établissements des conséquences du projet de loi sur les retraites, et interpeller les parlementaires. • participer mercredi 15 septembre, jour du vote à l’Assemblée nationale, (1) à Paris : au rassemblement à 12 heures 30, place de la Concorde, en régions, aux initiatives analogues (1)Des préavis de grève sont déposés par diverses organisations syndicales couvrant tous les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche le 15 septembre. • faire du jeudi 23 septembre une nouvelle grande journéenationale de grèves et de manifestation à Paris à 13h de Bastille vers Concorde.

Paris, le 10 septembre 2010


Mobilisation exceptionnelle !

Le 7 septembre a été une journée exceptionnelle par la hauteur des grèves et la participation aux manifestations dans toute la France. Les salariés, du public comme du privé, ont fait la démonstration de leur rejet massif du projet de réforme des retraites. Ce projet est également rejeté par les jeunes qui, déjà pénalisés pour trouver un emploi, voient leur retraite devenir de plus en plus hypothétique.

La Fonction publique, en ligne de mire par les suppressions de postes et le gel des salaires, serait durement touchée par cette réforme ne garantissant même pas un niveau de pension décent à bon nombre de fonctionnaires. La Fonction publique a répondu massivement présente lors de cette mobilisation.

Cette journée marque un virage crucial dans le paysage social.

Le gouvernement doit cesser de mentir… Les déficits actuels des régimes de retraite ne sont pas dus à la situation démographique mais à la crise économique. La question majeure est celle du financement pour pérenniser le système de retraite par répartition et donc celle du partage des richesses produites. Le gouvernement entend faire payer la crise aux salariés. En reportant l’âge de départ à 62 ans, il vole l’espérance de vie aux salariés et leur fait supporter, à eux seuls, l’effort financier. C’est inacceptable !

Le gouvernement doit entendre ce refus massif, retirer son projet pour ouvrir de réelles négociations sur l’ensemble des questions : âge de départ à la retraite, financement, emploi, pouvoir d’achat, réduction des inégalités homme/femme, minimum garanti, Code des pensions…

Il est encore temps de le faire.

Annoncé dès le lendemain de la forte mobilisation du 24 juin, la journée d’aujourd’hui confirme et amplifie les mobilisations du printemps. Elle est approuvée par près de 70% des Français.

Cette journée exceptionnelle appelle des suites rapides et unitaires pour faire reculer le gouvernement sur son projet injuste.

(FSU, 7 septembre)


TOUS ENSEMBLE, EXIGEONS LE RETRAIT DU PROJET DE REFORME DES RETRAITES !

L’âge légal de la retraite à 62 ans ?

A taux plein à 67 ans ou pour 42 annuités cotisées ?

Les séniors au travail et les jeunes au chômage ?

En France comme en Grèce, un plan de rigueur dicté par les marchés financiers ?

Non merci !


Documents