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Syndicat National de l’Administration Scolaire Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire


Accueil du site > Le SNASUB | 20 juin 2009

Réforme de la catégorie B : quelles conséquences pour nos filières ?

Pour les corps des bibliothèques

La refonte de la grille de catégorie B constitue un recul incontestable pour les personnels : au maintien des barrières que constituent trois grades s’ajoute l’allongement de la durée nécessaire pour atteindre l’indice le plus élève. Dans les bibliothèques, elle devrait conduire au regroupement dans un seul corps en trois grades les assistants des bibliothèques (AB) et les bibliothécaires adjoints spécialisés (BAS) a deux niveaux de recrutement : niveau baccalauréat pour le premier grade et niveau bac+2 pour le 2e grade.

L’impact de la réforme sur nos carrières

Pour les AB, un corps unique en catégorie B pourrait offrir plus de possibilités de mutation. Par contre, l’allongement de la durée nécessaire pour atteindre le dernier échelon de ce corps et la suppression de l’examen professionnel qui permettait jusqu’ici de passer directement du 1er au 3eme grade conduit a un ralentissement supplémentaire dans l’évolution de la carriere. Pour les bibliothécaires adjoints spécialises, la pilule est encore plus dure a avaler depuis l’annonce de l’intégration des assistants ingénieurs (ASI) de la filiere ITRF dans le corps des ingénieurs d’étude (IGE).

Intégration des BAS dans le corps des bibliothécaires ?

Les ASI sont déjà classes en catégorie A mais ils sont recrutes a bac+2, sans formation post-recrutement, comme les BAS. A ce titre, les BAS devraient pouvoir bénéficier d’un reclassement identique dans le corps (presque) équivalent a celui des IGE : le corps des bibliothécaires. Pour autant, certains BAS ne souhaitent pas être intégrés en catégorie A, préférant conserver une fonction de technicien et ne pas assumer de responsabilités de cadres. En outre, dans la mesure ou 90% des AB font le même travail que les BAS, comment prendre en compte la technicité des uns sans oublier celle des autres ?

Pour les corps de l’administration de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur (AENES, ex-ASU) et des ingénieurs, techniques, de recherche et de formation (ITRF)

Les corps concernes pour ces deux filières, celui des secrétaires comme celui des techniciens, figurent dans la liste des corps B-type. Les conséquences de la reforme peuvent donc être analysées globalement. Comme pour le corps des assistants des bibliothèques, les secrétaires et les techniciens ne pourront plus accéder directement au 3eme grade par examen professionnel, a partir du 1er grade.

Compte tenu de l’allongement de la carrière entérinée par les projets de grille, les conditions de passage du 1er grade au second, puis du second au 3eme, ne laissent présager rien de bon. L’accès au 3eme grade par la voie de l’examen professionnel a partir du 1er grade représentait pourtant une certaine reconnaissance des qualifications et des savoirs-faire mis en oeuvre par les personnels. Le projet supprime cette possibilité et rend obligatoire le passage par le second grade, impliquant une progression indiciaire statutaire (par les changements d’échelon) ralentie.

De même, l’absence de volonté gouvernementale d’ouvrir la discussion sur la nécessité de requalifier les emplois démontre la volonté de réaliser une reforme a moindre coût. En effet, nombreux sont les collègues de catégorie B qui exercent de véritable fonctions d’encadrement : gestionnaires matériels des EPLE, responsables administratifs de composantes universitaires, chefs de bureau(x) des services déconcentrés, directeurs de résidences universitaires… la liste exhaustive serait longue comme un jour sans pain. Le décalage alors constate entre l’emploi occupe (et donc le statut, la rémunération et la carrière qui vont avec) constitue autant d’économies budgétaires réalisées sur le dos des personnels concernes.

L’Etat-patron ne rémunère pas à la hauteur des fonctions assumées. (Précisons que cela n’est pas propre aux personnels de catégorie B : on retrouve aussi ce décalage entre les emplois occupées et les missions effectuées au sein des catégories C et A).